ALAT : normes à revoir ?

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  • actualits | diagnostic

    6 OptionBio | Lundi 23 fvrier 2009 | n 413

    Le cancer de lovaire reste long-temps silencieux et son pro-nostic est redoutable, essen-tiellement du fait dune dtection trop tardive, alors que les tumeurs ont dj envahi le bassin ou essaim des mtastases distance. Lors-que le diagnostic est pos quand la tumeur est toujours limite un ovaire ou mme aux deux ovaires, les chances de gurison sont relles avec une survie 5 ans de lordre de 90 %. Il parat donc particulirement important de faire le diagnostic de cette affection aussi prcocement que possible. Le dpistage pourrait apparatre comme une solution, mais actuellement on ne dispose pas dun test fiable et les recherches dans ce sens se sont multiplies.

    Bcl-2, protine anti-apoptoseIl sagit ici dune tude qui avait pour objectif de dterminer si des taux le-vs de Bcl-2 (protine anti-apoptose) sont associs aux cancers de lovaire. Les taux de Bcl-2 ont t mesurs dans les chantillons urinaires par Elisa dans deux cohortes de femmes comprenant globalement 77 femmes en bonne sant, 161 femmes souffrant de troubles gyncologiques bnins et 150 femmes prsentant un cancer de lovaire. Les taux sriques de CA-125 ont t galement valus quand cela tait possible.

    Cancers prcoces et tumeurs avancesLes taux de Bcl-2 urinaires sont apparus significativement le-vs chez les femmes prsentant un cancer de lovaire prcoce ou avanc (respectivement : 2,60 ng/mL 2,23 et 3,58 ng/mL 1,55) par rapport aux femmes en bonne sant (0,59 ng/mL 0,61) et cel-les atteintes de pathologies gyn-cologiques bnignes (1,12 ng/mL 0,79). Cette augmentation des taux de Bcl-2 en cas de cancer de lovaire sobservait quels que soient la taille, le stade, le type, le grade de la tumeur et lge des patientes. La sensibilit de la combinaison CA-125/Bcl-2 urinaire tait de 82 % pour les cancers de lovaire pr-coce et de 99 % pour les tumeurs avances. Ces donnes suggrent que la dter-mination du taux urinaire de Bcl-2, seul ou combin dautres mar-queurs, pourrait jouer un rle impor-tant dans le diagnostic et lvaluation pronostique du cancer de lovaire. Dautres tudes devraient confirmer la place de Bcl-2 urinaire en tant que biomarqueur du cancer de lovaire. |

    VIOLA POLENA www.jim.frSourceAnderson N, Bermudez Y, Badgwell D et al. Uri-nary levels of Bcl-2 are elevated in ovarian cancer patients. Gynecol Oncol. 2009 ; 112 : 60-7.

    Selon les rsultats dune tude mene par des quipes du CHU de Bictre, lidentification dagents infectieux sur lavage bron-chiolo-alvolaire (LBA) apparat plus performante en parasitologie quen anatomie et cytologie pathologique.

    valuation comparative et rtrospectiveCette valuation comparative, rtro-spective, conduite sur une priode de 4 mois, a port sur 155 LBA, dont 104 ont t examins simultan-ment dans les deux laboratoires, les trois quarts des LBA provenant des services de mdecine interne et de ranimation. Sur 36 LBA, le service de parasitologie a port un diagnostic

    soit de mycose (infection Candida, Aspergillus ou Penicillium dans 85 % des cas), soit de pneumocystose.

    Supriorit des techniques complmentairesCes diagnostics nont t ports que dans 4 cas dans le laboratoire dana-tomie et de cytologie pathologique (3 candidoses et 1 aspergillose) ; la sensibilit tant de 12,5 %, la spci-ficit de 95 %, et la valeur prdictive, positive et ngative, respectivement de 57 et 63 %. Ces rsultats tra-duisent la meilleure efficacit des techniques complmentaires par rapport au seul examen direct (les performances diagnostiques des deux laboratoires taient compara-bles pour lexamen direct). |

    JULIE PERROT www.jim.fr

    SourceGhigna MR et al. Comparaison interlaboratoire (ACP/parasitologie) des performances diagnosti-ques du lavage bronchiolo-alvolaire en pathologie infectieuse. Carrefour Pathologie, 17-21 novem-bre 2008, Paris.

    Identification dagents infectieux sur LBA : parasitologie versus cytologie pathologique

    Bcl-2 urinaire, un marqueur du cancer de lovaire ?

    ALAT : normes revoir ?Revoir les normes des ALAT ? Cest ce que suggrent les auteurs dune

    tude portant sur les fluctuations de cette transaminase chez 47 patients

    atteints dhpatite C et dont les ALAT, infrieures 40 U/L durant le suivi

    habituel, taient considres comme normales. Pendant 3 mois, les ALAT

    ont t doses tous les 15 jours, et chez 46 % des patients, elles ont

    prsent des variations, avec au moins un dosage au dessus de 40 U/L.

    Il se trouve que, chez ces patients, la charge virale tait significativement

    plus leve que chez les patients dont les ALAT sont restes plus basses,

    laissant penser que ces fluctuations autour de la norme ne sont peut-tre

    pas aussi normales quil y parat.

    ROSELINE PLUCHON www.jim.fr

    Ruiz-Antorn B et al. Follow-up study of ALT levels in patients with Chronic Hepatitis C and baseline normal ALT. 59th Annual Meeting of the American Association for the Study of Liver Diseases, 31 octobre-4 novembre 2008, San Francisco.

    B

    SIP

    /STE

    M J

    EMS

    Lymphomes : identification dun gne suppresseur de tumeur

    Des chercheurs de lInstitut de radiobiologie cellulaire et

    molculaire (CEA/iRCM) viennent de mettre en vidence un

    nouveau gne suppresseur de tumeurs, Ptger4, jouant un rle essentiel dans le contrle de la prolifration des lymphocytes B.

    Ces rsultats ouvrent de nouvelles pistes explorer pour

    comprendre et contrler la prolifration anormale des

    lymphocytes B dans certains lymphomes.

    Source : CEA daprs Murn J, Alibert O, Wu N et al. Prostaglandin

    E2 regulates B-cell proliferation through a candidate tumor

    suppressor, Ptger4. J. Exp. Med. 2008 ;205 (13) : 3091-103.